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    Nommé ministre de la Réconciliation nationale mi-décembre, l’Ivoirien Bertin Kouadio Konan dit KKB, sillonne depuis le terrain à la rencontre des acteurs locaux. Il est aussi au côté du Premier ministre Hamed Bakayoko dans le processus de dialogue politique. Candidat face à Alassane Ouattara lors de la présidentielle d’octobre dernier qu’il avait choisi de ne pas boycotter contrairement au reste de l’opposition, KKB a été reçu par son ancien mentor, Henri Konan Bedié. Il espère pouvoir rencontrer Laurent Gbagbo dans les jours ou semaines qui viennent.

    RFI: Vous avez récemment annoncé des voyages, prochainement, en Europe et à Accra, pour rencontrer les exilés politiques et en particulier Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur ces voyages prévus ?

    Kouadio Konan Bertin : Nous savons tous que Laurent Gbagbo est un acteur majeur de la crise. Sa vision, on doit en tenir compte, ses observations, on doit les intégrer, ses préoccupations doivent être intégrées… De toute évidence, je lui dois une visite, ne serait-ce que de courtoisie, pour que nous en discutions.

    C’est pourquoi, j’ai projeté ce voyage, d’abord à Accra, où se trouvent de nombreux Ivoiriens qui sont encore en exil et qui manifestent depuis quelque temps le désir de retourner. S’ils doivent revenir dans leur pays, ce que nous souhaitons, c’est que ce retour soit évidemment encadré. Celui qui est indiqué pour encadrer ce retour, c’est le ministre de la Réconciliation. La semaine prochaine, je vais à Accra pour quelques jours. Je vais rencontrer l’ensemble des Ivoiriens qui sont là-bas, dans les camps de réfugiés, y compris les leaders d’opinion qui sont là-bas également. Après, nous mettrons le cap sur l’Europe, pour rencontrer le président Laurent Gbagbo et naturellement Charles Blé Goudé.

    Est-ce que vous avez un accord de principe avec Laurent Gbagbo, sur une rencontre ?

    La question est en cours, justement…

    Il est prévu aussi de rencontrer Charles Blé Goudé, qui souhaite aussi rentrer en Côte d’Ivoire ?

    Bien entendu. Vous savez très bien qu’entre Blé Goudé et moi, c’est fluide. Nous nous parlons tous les jours, donc avec Blé Goudé je n’ai pas besoin de négocier un accord au préalable pour le voir. Il est disposé à me rencontrer à tout moment. Le président Laurent Gbagbo sort de prison, c’est un ancien président de la République qui a un agenda, on a donc besoin de discuter de ces questions avec lui pour voir sa disponibilité, son accord pour le rencontrer. Je dis que la question est en cours.

    Vous avez été reçu au mois de janvier par Henri Konan Bédié, à la demande de Macky Sall, a bien précisé le président du PDCI. Est-ce que cela veut dire selon vous, que les leaders de l’opposition ont encore du mal à vous pardonner cette position de la présidentielle, de participer au scrutin, alors qu’ils avaient décidé de le boycotter ?

    C’est humain l’attitude qu’ils adoptent. Surtout quand on considère que je suis le fils du président Bédié. Je comprends que son souhait aurait été que je le suive dans sa démarche de boycott. Vous voyez, je veux être cohérent dans ma vie. Dans ce que j’ai choisi de faire de la politique, je veux être cohérent… Je ne m’engagerai jamais par culture politique dans le boycott – en plus – actif ! Cela suppose que l’on met la vie des citoyens en danger ! Je n’ai pas suivi cette voie. Houphouët nous indiquait toujours qu’il faut toujours recourir au dialogue en début de crise.

    Mais est-ce qu’après les morts, Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ne se sont pas retrouvés au Golf Hotel ? Il faut laisser derrière soi le passé pour construire l’avenir ! Bédié reste le président du PDCI-RDA. Lui aussi est un acteur. Il est au centre des débats, de la discussion. J’ai essayé de le voir pour désamorcer, pour arrondir les angles entre nous.

    Et les angles sont arrondis ?

    Nous en sommes au début.

    Alassane Ouattara a déclaré il y a quelques jours, devant les candidats RHDP : « Il n’y aura pas de réconciliation sans justice ». Est-ce que cela veut dire qu’il n’y aura pas d’amnistie et finalement est-ce que cela ne vous complique pas un peu la tâche, à vous, ministre de la Réconciliation ?

    Nous sommes tous d’accord sur une chose : la Côte d’Ivoire est un État de droit. Le président de la République n’a fait que rappeler l’évidence. Oui, la réconciliation ne se fera pas au mépris du droit.

    Est-ce qu’il faut craindre de nouveaux troubles autour des législatives du 6 mars ?

    Si je m’en tiens au dialogue politique, à ses conclusions et surtout à l’ambiance qui a prévalu autour de ce dialogue, j’ai des raisons de penser que tout va bien se passer. Il n’y a pas de risque de craindre quoi que ce soit. Sauf que c’est une élection, quand même, sur l’ensemble du territoire. Et évidemment, nous multiplions les contacts avec les populations et les acteurs, pour sensibiliser, pour éduquer, pour ramener les Ivoiriens à comprendre qu’en définitive la violence, depuis une trentaine d’années, ne fait pas de bien à la Côte d’Ivoire.

    Je crois que les Ivoiriens nous le disent, nous le font savoir au quotidien, et commencent à être un peu fatigués de toutes ces choses. J’ai bon espoir qu’on va s’en sortir.

    La réconciliation, c’est de dire à nouveau aux Ivoiriens : « On a fait la guerre. Il y a eu des morts, il y a eu des rancœurs… C’est vrai. Mais si nous voulons regarder l’avenir avec un peu plus de sérénité, pour laisser à nos enfants qui viennent un peu plus que ce qu’on a obtenu d’Houphouët-Boigny, nous sommes condamnés à parler le même langage, à bâtir l’amour, à bâtir la stabilité… Et refaire de la Côte d’Ivoire ce grand pays stable, ce havre de bonheur et de prospérité partagé ! »

    Le dialogue politique qui a eu lieu au mois de décembre et toutes les mesures de décrispation politique qui ont précédé et suivi sont pilotées par le Premier ministre Hamed Bakayoko. Quel est votre rôle, à vous, ministre de la Réconciliation, dans cet attelage, dans ce processus ?

    Mais je suis à ses côtés. Il est le Premier ministre. Et moi, j’ai été nommé après que le président Ouattara a déjà déclenché la procédure. Elle était en cours et le Premier ministre la conduisait – si bien – déjà. Il m’associe… J’ai pu participer à toutes les séances du dialogue politique. La rencontre entre la direction du FPI et lui-même, il m’y a invité… C’est ensemble que nous travaillons.

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