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    AJM – 10 novembre 2020

    En cette fin d’année 2020, les cieux des pays d’Afrique subsaharienne francophone sont lourds de gros nuages sombres. Les indices de la météorologie politique de cette partie du continent africain sont des plus préoccupants. Dans aucune de ces anciennes colonies françaises, rien n’annonce pour l’année 2021 des lendemains qui chantent.

    Les changements anticonstitutionnels de pouvoir sont devenus la norme. La loi du plus fort est désormais la meilleure. La parole politique et le pouvoir d’Etat barbotent dans les marécages de l’infamie et de l’imposture, comme seuls savent le faire ces prétendus « hommes de Dieu » qui galvaudent les textes sacrés et les concepts humanistes à des fins criminelles. Alpha Condé en Guinée et Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire viennent dans ce registre d’être élevés au rang de Grands Officiers de la Légion du Déshonneur.

    Je suis d’autant plus en droit d’être pessimiste que la pandémie de la Covid-19 est loin d’être derrière nous. La déferlante ravageuse de ses incidences économiques et sociales déjà en cours s’accentuera en 2021. Dans ceux des pays africains gérés comme des épiceries familiales par des pouvoirs criminels et jouisseurs, sans contrat social ni consensus républicain véritables, une bonne frange des classes dites moyennes basculera dans la pauvreté, voire la très grande pauvreté. La faillite de l’Etat s’accentuera. Il ne faudra guère s’attendre à des annulations de dette, si oui à des captations déguisées des pans de souveraineté des Etats en situation de faillite. Ce sera plutôt une aubaine pour faire davantage main basse sur les richesses du sol et du sol de ceux des Etats africains mal gérés, pourtant chantres d’une souveraineté vide de contenu mais plastronnante, précisément ces Etats dirigés par des hordes prévaricatrices et corrompues, aux commandes sans aucune légitimité populaire ni vision stratégique assumée.

    Mais suffit-il de faire un état alarmant des lieux et de s’en indigner ? Que Nenni ! Comment en est-on arrivé là ? La crise est bien plus profonde qu’on ne le pense. Même si certains de ses lobbies politico-économiques ont un rôle déstabilisateur indéniable, je ne suis pas de ceux qui appelleraient à la France pour venir mettre de l’ordre dans son pré carré ou ce qu’il en demeure. Ce serait tout simplement puéril et irresponsable. C’est encore plus illusoire de s’attendre à un tel élan de générosité d’un pays étranger, lequel n’a jamais existé nulle part, encore moins dans le monde actuel où la bataille est plus que jamais féroce et le sera davantage dans les années à venir. Seuls les intérêts des Etats font et feront loi.

    Tous ces pays d’Afrique subsaharienne francophone souffrent d’abord de la trahison de leurs clercs, de la corruption d’une bonne partie de leurs « élites » intellectuelles et politiques, criminels assumés qui n’ont plus besoin de se vêtir de cols blancs pour asservir leurs concitoyens et assouvir leurs ambitions démesurées de pouvoir. Ces « élites » dirigeantes ne parviennent même pas à faire bon usage des subventions et autres fonds de la coopération internationale mobilisables sans contrepartie. La poursuite de l’intérêt général est plutôt une facétie de langage pour faire promouvoir l’intérêt particulier.

    Les conditions d’accession au pouvoir d’Etat déterminent l’exercice du pouvoir d’Etat. En effet, c’est bien souvent ces gangsters avançant masqués, « les mains sales jusqu’aux coudes, trempées dans la merde et dans le sang », qui viennent peupler et polluer l’espace politique. Certains viennent y chercher leur premier emploi, un filet de protection sociale, une assurance santé. Comment espérer que lorsqu’arrive le moment de la reddition des comptes suite à une alternance, ces pirates de la République acceptent de s’incliner devant les élégances de la démocratie représentative en respectant ses canons ou le verdict des urnes ?

    Il ne faut par ailleurs pas perdre de vue que nombre de ceux-là qui sont devenus experts en tripatouillage de leurs constitutions étaient les « opposants » d’hier, certains vivant à la limite de l’indigence, quêtant auprès de « généreux » donateurs le minimum vital pour s’offrir le gîte et le couvert. Pour avoir connu quelques-uns à table, à les voir tenir un couvert, on pouvait aisément deviner, sans emprunter à la psychologie des profondeurs, ce qu’ils feraient d’un couteau ou d’un poignard face à un adversaire téméraire ou impertinent, une fois installés dans l’hubris et l’arrogance du pouvoir d’Etat.

    Pour l’avenir immédiat, seule une grammaire rénovée du politique, conçue et assumée par de véritables forces de progrès, habitées par un sens très élevé, voire sacré de l’intérêt général, pourra stopper la descente vertigineuse aux enfers de ces pays dont certains sont désormais de fait des Etats faillis. L’émergence de ce paradigme nouveau devra commencer par une profonde refondation éthique, autrement dit un rapport nouveau à l’ÊTRE, à l’AVOIR et au PARAÎTRE.
    AJM

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