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    La détermination du président ivoirien à briguer, contre vents et marées, un troisième mandat le 31 octobre crispe de plus en plus la communauté internationale. Parallèlement, le traitement infligé à l’ancien chef d’Etat Laurent Gbagbo provoque l’ire de plusieurs capitales ouest-africaines.

    Alors qu’il a fait de son passage au Fonds monétaire international (FMI) et de ses réseaux au-delà des frontières de la Côte d’Ivoire un instrument central de sa conquête politique, l’aura internationale d’Alassane Ouattara s’étiole un peu plus chaque jour. Déterminé à briguer coûte que coûte un troisième mandat le 31 octobre, en dépit des vives réserves de la communauté internationale, le président ivoirien se retrouve plus que jamais isolé sur la scène diplomatique Paranoïa maximale Jusqu’à présent resté silencieux sur la situation politique en Côte d’Ivoire, Macky Sall doit essuyer ces derniers jours la méfiance de l’entourage d’Alassane Ouattara, qui soupçonne le président sénégalais de dénoncer en sous-main le projet de troisième mandat de son homologue. Symbole de l’atmosphère de méfiance qui prévaut au sein de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), le président ivoirien s’est personnellement opposé à la nomination mi-septembre de Macky Sall en tant que médiateur de l’organisation pour le Mali. Début septembre, le chef d’Etat sénégalais avait proposé à ses pairs ouest africains de se rendre plusieurs jours à Bamako, alors noyée dans les incertitudes.

    Quelques jours plus tôt, le président sénégalais avait évoqué avec Emmanuel Macron, lors d’un entretien à l’Elysée, l’éventualité d’un report de la présidentielle ivoirienne. Macky Sall avait notamment plaidé entre les lignes pour la tenue d’un scrutin davantage inclusif et auquel pourraient prendre part Laurent Gbagbo ou encore Guillaume Soro. Tout au long du divorce entre Ouattara et l’ex-président de l’Assemblée nationale, Macky Sall a régulièrement appelé son homologue ivoirien à faire un “geste” envers l’ancien chef rebelle. Des conseils que le président sénégalais étaye volontiers de son expérience personnelle : en 2008, il était entré en opposition frontale avec Abdoulaye Wade, après avoir été démis de la présidence de l’Assemblée nationale. Quatre ans plus tard, il était sorti vainqueur de l’élection présidentielle face au même Abdoulaye Wade.

    Profondes divisions de la Cedeao

    Si la situation au Mali a laissé apparaître d’importantes lignes de fractures au sein de la Cedeao, la question du troisième mandat d’Alassane Ouattara semble être encore davantage clivante au sein de l’organisation régionale. La volonté du président de se succéder à lui-même n’a pas manqué d’y exacerber les tensions entre chefs d’Etat. Plusieurs d’entre eux n’ont pas hésité à multiplier les petites déclarations sur les “présidences à vie”, visant de façon à peine voilée le président ivoirien ainsi que le guinéen Alpha Condé.

    Certains dirigeants de l’organisation panafricaine n’ont jamais fait mystère de leur très vive opposition aux troisièmes mandats, à l’instar de Mahamadou Issoufou (Niger), d’Umaro Sissoco Embalo (Guinée Bissau) et de Muhammadu Buhari (Nigeria). Les récentes sorties médiatiques de plusieurs d’entre eux sur le sujet n’ont pas manqué d’irriter le premier cercle d’Alassane Ouattara, où règne, à quatre semaines du scrutin, une paranoïa extrême.

    Guillaume Soro au Nigeria ?

    En bon tacticien, Guillaume Soro, qui peut surfer sur plusieurs décisions de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) en sa faveur, joue lui-même activement des divisions de la Cedeao. Ces dernières semaines, il a fait état à plusieurs reprises de sa volonté de se rendre à Abuja.

    Si aucun détail précis n’a filtré à ce jour sur les contours exacts du projet de l’ancien leader étudiant, le Nigeria mesure pleinement les conséquences qu’aurait sur sa relation avec Abidjan l’accueil de Guillaume Soro sur son sol. Les rapports entre les deux capitales ont déjà été particulièrement mis à mal ces derniers mois sur le projet de monnaie unique ECO, ainsi que sur l’accueil du siège du Parlement de la Cedeao.

    Le cas Gbagbo, catalyseur de tensions

    Outre le troisième mandat, le traitement infligé à Laurent Gbagbo suscite un certain malaise au sein de la Cedeao, où l’ancien président reste une figure respectée par plusieurs présidents de la région. La non-délivrance d’un passeport ivoirien à Gbagbo, en dépit de ses demandes répétées, a été perçue comme un acte d’humiliation à l’encontre de celui qui fut à la tête de l’Etat pendant près de dix ans.

    Dans ce contexte, une initiative quelque peu folle a émergé ces derniers jours dans deux capitales ouest-africaines : la fourniture imminente d’un passeport diplomatique d’un pays membre de la Cedeao à l’exprésident ivoirien. Un projet qui pourrait in fine permettre à Laurent Gbagbo de rentrer à Abidjan en transitant par un pays de la Cedeao. L’hypothèse ne manquerait pas d’accentuer encore un peu plus les divisions au sein de l’organisation panafricaine.

    Coup de froid avec Paris

    Outre le climat tendu avec plusieurs de ses homologues africains, le président ivoirien doit faire face aux vives réserves d’une partie de la communauté internationale. Le 4 septembre, lors d’un déjeuner à l’Elysée avec Alassane Ouattara, Emmanuel Macron s’était ouvertement inquiété de la situation politique en Côte d’Ivoire et de la détermination du dirigeant à passer en force.

    Ouattara et le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, ont tenté de rassurer Paris en certifiant que la situation était sous contrôle et que le scrutin se déroulerait sans encombre. Mais les réserves émises par l’Elysée n’ont pas manqué d’alimenter un peu plus la paranoïa du clan présidentiel, qui voit désormais derrière Paris l’ombre de… Tidjane Thiam. Une situation qui n’a pas été facilitée par le rappel fin septembre de l’ambassadeur de France en Côte d’Ivoire, Gilles Huberson, avec lequel Ouattara avait tissé une relation de confiance. Son successeur, Jean Christophe Belliard, arrive donc à Abidjan dans un climat politique pour le moins particulier, alors qu’Emmanuel Macron pourrait prochainement prendre la parole pour s’exprimer publiquement sur la situation en Côte d’Ivoire.

    Une communauté internationale dans l’expectative Si la relation se tend avec Paris, plusieurs cadres du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) – même parmi les plus francophiles – n’hésitent plus à évoquer les rapports privilégiés d’Abidjan avec ses “autres” partenaires internationaux, à l’instar de la Chine ou encore de la Turquie. Une méthode déjà testée en Guinée par le président Alpha Condé, qui s’est ostensiblement tourné vers Pékin, Ankara ou encore Moscou pour appuyer son projet de troisième mandat. Le 3 septembre, Alassane Ouattara a ainsi publiquement mis en scène l’excellence de la “coopération sino-ivoirienne” lors de l’inauguration en grande pompe du stade olympique d’Ebimpé offert par la Chine.

    Néanmoins, Ouattara doit dans le même temps affronter l’inquiétude de Washington qui s’est ouvertement alarmé des restrictions des libertés publiques dans le pays, tout comme l’Union européenne. Il doit aussi faire face à une vague de décisions de la CADHP qui lui sont particulièrement défavorables, en plus de plusieurs rapports d’ONG épinglant la gestion par Abidjan des manifestations qui se sont déroulées en août. Des organismes de médiations internationales ou encore des think-tanks, à l’instar du très sérieux International Crisis Group (ICG), ont appelé à un report de la présidentielle du 31 octobre.

    Alors que l’opposition entend préparer plusieurs mouvements d’envergure tout au long du mois d’octobre pour empêcher la tenue du scrutin, Alassane Ouattara – désormais dépourvu d’alliés politiques – sait sa marge de manœuvre réduite. Le dirigeant mesure que le principal indicateur qui sera scruté par la communauté internationale sera le niveau des violences dans son pays. Si les sécurocrates ivoiriens se persuadent que la situation est sous contrôle, de New York à Paris en passant par Dakar et Bruxelles, on se prépare désormais à plancher sur des projets de médiation internationale et des scénarios de sortie de crise

    AFRICA INTELLIGENCE – Edition du mardi 06 octobre 2020

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