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    Pour le professeur de philosophie Amadou Sadjo Barry, les conditions d’une situation électorale explosive sont réunies alors que le président brigue un troisième mandat.

    Des partisans du président ivoirien, Alassane Ouattara, lors d’un meeting du RHDP, le parti au pouvoir, à Abidjan, le 29 juillet 2020.

    Tribune. Depuis les indépendances, le refus de l’alternance au pouvoir s’est imposé comme paradigme normal de gouvernement dans une grande majorité de pays africains. Ce que confirme la candidature désormais officielle du président ivoirien, Alassane Ouattara, à un troisième mandat. La normalisation d’une telle pratique témoigne d’une désinstitutionnalisation du pouvoir et traduit en même temps l’incapacité des responsables et des partis d’assimiler les valeurs démocratiques qu’ils prétendent pourtant promouvoir. Pire, elle véhicule l’image de sociétés fondées sur l’autorité du plus fort.

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    Qu’il s’agisse de la Côte d’Ivoire ou d’autres pays, nous sommes en face d’une rationalité politique qui place les contraintes juridiques et constitutionnelles sous la tutelle du président et de ceux qui détiennent ne serait-ce qu’une partie infime du pouvoir. Comme si le désir individuel et la puissance qui lui correspond avaient force de droit. Mais loin d’être une pathologie du politique, cette consécration de l’homme fort détermine le fonctionnement d’un grand nombre de pays africains, allant jusqu’à diffuser au sein même des partis d’opposition les pratiques autoritaires du pouvoir.

    L’illusion de la volonté populaire

    Ce refus de l’alternance et l’institutionnalisation de l’autoritarismene battent-ils pas en brèche l’idée même de la souveraineté populaire ? Certes, les pouvoirs en place prétextent de la volonté du peuple pour allonger les mandats présidentiels ; mais dans des systèmes politiques où les pratiques autoritaires ont fait se confondre le peuple, le parti au pouvoir et la personne du chef, que peut être la volonté populaire sinon une illusion soigneusement entretenue ?

    C’est au nom du « peuple » qu’Alpha Condé a réussi son coup de force constitutionnel en Guinée, le 22 mars. De son côté, Alassane Ouattara s’appuie sur la nécessité de maintenir « l’ordre » pour justifier son indispensable présence à la tête de l’exécutif ivoirien. Les paysages politiques guinéen et ivoirien laissent voir cependant des sociétés qui ne ressemblent en rien à des sociétés de peuple, celles qui se caractérisent par l’existence effective d’institutions politiques régies par une moralité minimale collective et contraignante sur les comportements ; celles où des pouvoirs communs organisent la réciprocité des pouvoirs individuels et gèrent les conflits qu’engendre la vie en société.

    Un abus de langage conduit très souvent à ignorer la signification éminemment normative du « peuple ». Faut-il le rappeler ? C’est l’absence d’un peuple politiquement constitué qui rend possible la confiscation du pouvoir. C’est pourquoi il faut interpréter le refus de l’alternance au pouvoir comme la conséquence d’un désordre politique, mais surtout moral.

    Dès lors, l’argument du président Ouattara et de ses soutiens n’est plus recevable. Tout d’abord, on voit mal comment cet « ordre » qui n’a pas été garanti en dix ans de gouvernance deviendrait une possibilité dans un contexte électoral qui risque de replonger la Côte d’Ivoire dans le chaos. En réalité, le procès en expédition de Guillaume Soro et la volonté d’Alassane Ouattara d’élaborer un plan de succession qui éloignerait davantage ses adversaires politiques du pouvoir créent déjà les conditions d’une situation électorale et postélectorale explosive.

    Un Etat fondé sur l’intérêt public

    De même, l’espoir était permis que les crises politiques qui ont accompagné l’élection de l’actuel président, en 2010, l’instruisent suffisamment, de sorte qu’il lègue aux Ivoiriens un Etat fondé sur l’intérêt public, donc effectif et représentatif. Pour qu’enfin l’ordre soit institutionnellement fondé. Malheureusement, nous en sommes encore au point où nous étions dans les années 1960 : l’ordre est associé à la personne du président. Et il n’a jamais manqué d’alliés pour défendre une telle prétention morbide, manifestant au passage l’impuissance structurelle des institutions politiques. Comme quoi la culture politique ivoirienne, elle aussi, n’a rien perdu de son élan autoritaire.

    C’est pourtant cette continuité des logiques autoritaires et leur renouvellement sous couvert de formalisme démocratique qu’il faut interrompre si l’on veut favoriser une pratique juste et responsable du pouvoir. Pour ce faire, nul besoin de briguer un troisième mandat, mais seulement de penser sans concession aucune le fondement du pouvoir en Afrique. Ce qui nécessitera de trouver des formes de légitimité autres que l’autorité du président, de l’armée ou encore des grandes puissances qui dominent la scène internationale. C’est à ce travail de refondation du pouvoir qu’aurait pu, entre autres, se consacrer Alassane Ouattara en ses dix années de règne, pour guider la Côte d’Ivoire vers la sortie définitive de l’autoritarisme.

    Malheureusement, alors que les crises politiques dans l’histoire de la Côte d’Ivoire – et en Afrique de manière générale – ont été liées à l’enjeu du pouvoir, les responsables politiques n’ont jamais pris au sérieux la problématique éthique et politique que représentent le contrôle et l’exercice du pouvoir. Ignorant ainsi que l’organisation de la vie commune implique de rendre effective l’existence de pouvoirs communs qui permettent à un ensemble d’individus de coexister de la meilleure façon possible.

    Amadou Sadjo Barry est professeur de philosophie au Cégep de Saint-Hyacinthe, au Canada.

    Amadou Sadjo Barry

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