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  • Covid-19 en Côte d’Ivoire : « La menace est réelle, il faut agir autrement »

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    L’heure est grave. Que la Côte d’Ivoire améliore, au plus vite, son approche stratégique ou son plan opérationnel de lutte contre la propagation du Covid-19 si le pays ne veut pas voir, d’ici peu, une bonne partie de sa population décimée.

    Le 11 mars 2020, la Côte d’Ivoire a enregistré son premier cas de malade du Covid-19. Pour faire barrage á la propagation du virus, des mesures ont été prises, principalement, par le Conseil National de la Sécurité (CNS) et le gouvernement ivoirien. Lesquelles directives ont été endossées et amplifiées par différentes entités et couches sociales de la nation. Cependant, la propagation du virus ne fait que s’accentuer.

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    Nous sommes á plus de 200 cas. Si la notoriété du Coronavirus est certaine, le constat sur le terrain est qu’une frange importante de la population reste insensible aux messages diffusés ou observe le strict minimum. Alors question : pourquoi la multiplication des spots á la télévision, á la radio, les affiches de différents types et autres campagnes de sensibilisation de proximité n’ont pas d’impact réel et total sur le comportement ou le mode de vie de nombreux ivoiriens ? La réponse á cette interrogation peut aller dans tous les sens. Parcourons succinctement quelques pistes.

    L’HEURE EST GRAVE COVID-19 EN CÔTE D’IVOIRE

    La gestion approximative de la pandémie par le gouvernement ivoirien et les institutions qui le représentent en est pour beaucoup dans la non-efficacité des messages diffusés. En effet, trop d’erreurs répétitives sont notoires ; le confinement raté de l’INJS et celui reporté du grand Abidjan, les revendications des médecins face aux manque de matériels dans les hôpitaux, les infrastructures insuffisantes si non inexistantes pour accueillir les éventuels malades, etc. font penser que la menace n’est pas sérieuse chez nous. Si elle l’était, l’État serait plus strict, plus regardant, plus pragmatique. Cela encourage le laisser-aller de la population du secteur informel.

    La raison sociale liée á la condition de vie précaire de la masse laborieuse. De nombreux adolescents, jeunes, adultes, vieux et vieillards vivant en Côte d’Ivoire travaillent dans le secteur informel. Ils vivent donc le jour au jour. Ceux-ci sont face á une problématique existentielle : le Covid-19 et leur survie. Ils bravent donc tous les dangers et affrontent les multiples risques pour survivre alors que la catastrophe pourrait venir de cette frange nombreuse de la population. Si elle est contaminée, ce sera une hécatombe. Attention, danger !

    COVID-19 EN CÔTE D’IVOIRE, L’HEURE EST GRAVE

    La communication et le contenu informationnel. Plusieurs structures se bousculent pour s’arracher la communication sur le Covid-19 ; le ministère de la santé, le ministère de la communication, le CICG, l’INHP et bien d’autres. Pourquoi cette inutile lutte de positionnement ? Alors qu’il suffit de créer simplement une cellule de communication de crise pour fédérer les différentes forces et compétences en vue de faire face á la pandémie. Du coup les contenus diffusés sont ordinaires. Ils manquent d’adaptabilité, de profondité, de consistance et n’ont, par conséquent, aucun réel effet sur les populations vulnérables.

    Enfin, le Covid-19 n’est pas la première maladie qui fait objet de grande médiatisation en Côte d’Ivoire. Il y a eu la maladie á virus Ebola, la dingue, le virus zika, etc. qui n’ont pas fait assez de victimes. La reprise de certains éléments des communications précédentes sonne comme du « déjà vu » ou du « déjà entendu ». Aussi, pour beaucoup d’ivoiriens, le Coronavirus est-il une maladie comme les autres. Mieux c’est une maladie des blancs, des personnes nanties vue que les premiers cas sont tous importés de l’Europe, dit-on. Ainsi, se consolent-ils : « si la Côte d’Ivoire a vaincu Ébola, la dingue et Zika, il en sera ainsi pour le Coronavirus ». Qu’il en soit ainsi !

    En attendant, il faut á la Côte d’Ivoire une nouvelle approche stratégique á plusieurs niveaux : préventif, médical, communicationnel, économique, social, structurel et environnemental. Évitons, en urgence, la contamination de la population indigente qui s’amasse encore et toujours pour survivre. Que Dieu nous vienne en aide !

    Dr Benoît KOUASSI

    Docteur en communication sociale institutionnelle

    E-mail : benquoissy@yahoo.fr

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